Quand le contact vous met sur la réserve
Peut-être vous reconnaissez-vous dans l'une de ces situations :
- vous vous raidissez quand quelqu'un vous prend dans ses bras, même une personne que vous aimez ;
- la bise ou une main posée sur votre bras vous met mal à l'aise ;
- vous avez toujours évité les massages, ou vous n'avez jamais réussi à vous y détendre ;
- chez le médecin ou le coiffeur, vous comptez les secondes ;
- vous aimeriez être plus à l'aise avec le contact, sans savoir par où commencer.
Si ce malaise est très intense ou lié à des violences que vous avez vécues, un professionnel de santé (médecin, psychologue) est le premier interlocuteur. On peut en parler ensemble avant toute séance.
Un malaise plus fréquent qu'on ne le pense
Notre rapport au toucher se construit tout au long de la vie : la culture familiale, l'éducation, les expériences vécues, notre sensibilité propre. Il n'existe pas de bonne quantité de contact, et certaines personnes peu tactiles vont très bien ainsi.
La question devient importante quand ce malaise vous prive de quelque chose que vous aimeriez vivre : recevoir un geste de tendresse, vous détendre sous les mains de quelqu'un, vous sentir à l'aise dans votre corps en présence des autres.
Apprivoiser le toucher, sans rien forcer
Il ne s'agit pas de vous habituer de force au contact. Il s'agit de vivre une expérience du toucher où vous gardez la main sur tout.
- On commence par parler. Vous dites ce qui vous semble possible, ce qui vous inquiète, ce qui est hors de question.
- Rien n'est imposé. On peut commencer par des zones qui vous paraissent plus faciles, comme les mains ou le dos, et par-dessus les vêtements si vous le préférez.
- Chaque geste est annoncé. Vous savez ce qui va se passer avant que cela se passe.
- Vous pouvez dire stop à tout moment, sans avoir à vous justifier. Le fait de pouvoir arrêter fait partie du travail.
Ce que cette expérience peut apporter
Le toucher lent et attentif, dans un cadre où vos limites sont respectées, peut vous permettre de :
- découvrir un contact qui ne vous prend pas par surprise ;
- sentir la différence entre un toucher subi et un toucher choisi ;
- repérer ce qui est agréable pour vous, et ce qui ne l'est pas ;
- vous autoriser à dire non, ou « pas maintenant », et constater que c'est entendu.
La méthode, le déroulé d'une séance et le cadre de travail sont présentés sur la page accompagnement psychocorporel.

