Skip to main content
Logo Bien dans son corps à Flines lez raches

Pourquoi mon corps tremble ? Ce que le stress et le relâchement font au corps

Sommaire

Il y a des moments où ça commence sans prévenir. Les mains qui frémissent. Les jambes qui se mettent à vibrer légèrement. Parfois le corps entier qui s'agite un peu, comme traversé par quelque chose d'invisible. Pas de fièvre, pas d'effort physique, pas de raison évidente.

Et avec ça, une question qui s'installe, parfois inquiète : qu'est-ce qui m'arrive ?

La réaction naturelle, c'est de vouloir que ça s'arrête. De se contracter pour reprendre le dessus, de faire comme si de rien n'était. Comme si les tremblements étaient un signe de défaillance.

Dans bien des cas, ce n'en est pas un.

D'abord, quand consulter

Si vos tremblements sont récents ou inhabituels, s'ils persistent au repos, s'ils s'accompagnent d'autres signes (fatigue intense, palpitations, perte de poids, troubles de l'équilibre, engourdissements, maux de tête) ou s'ils vous inquiètent, consultez votre médecin. Plusieurs causes médicales peuvent en être à l'origine : la thyroïde, une baisse de sucre dans le sang, certains médicaments, ou des causes neurologiques.

Cet article parle d'autre chose : des tremblements liés au stress, à la tension, au froid ou au relâchement, ceux que beaucoup de personnes vivent sans être malades.

Ce que l'on sait des tremblements liés au stress

Tout le monde a un tremblement dit « physiologique ». Il est présent en permanence, mais si fin qu'on ne le remarque pas. Certaines situations l'amplifient au point de le rendre visible :

  • l'adrénaline, pendant ou juste après un moment de stress, de peur ou de colère ;
  • la fatigue et le manque de sommeil ;
  • le café, la faim, le froid ;
  • un effort prolongé : un bras tenu longtemps en l'air finit par trembler, simplement parce que les muscles fatiguent.

Le stress passe par le système nerveux autonome, celui qui règle sans nous demander notre avis le cœur, la respiration, la digestion. Face à une situation vécue comme menaçante, il prépare le corps à agir : le cœur accélère, les muscles se tendent, l'adrénaline circule. C'est pour cela qu'on peut trembler pendant une prise de parole, ou juste après une conversation difficile, quand tout retombe. Le corps n'a pas fini de redescendre.

Ce mécanisme explique aussi que, chez les personnes sujettes aux attaques de panique, les tremblements fassent partie des sensations qui inquiètent le plus. J'en parle dans l'article pourquoi mon corps me fait peur. Le sursaut relève d'une logique voisine de vigilance, que je décris dans pourquoi on sursaute.

Et pendant une séance ?

Il arrive que des personnes tremblent pendant un massage ou un accompagnement. Parfois, c'est tout simplement le froid : quand on est allongé, immobile et détendu, la sensation de chaleur baisse. Je l'explique dans avoir froid pendant le massage.

Parfois, les tremblements arrivent au moment où le corps se relâche, ou quand une émotion est proche. Certaines approches corporelles, comme celle de Peter Levine, y voient une « décharge » de tensions accumulées. C'est une idée parlante, mais elle n'a pas été démontrée scientifiquement. Je préfère dire les choses simplement : ces tremblements accompagnent souvent un changement d'état, et ils ne sont pas dangereux. De la même façon, l'idée que le corps « stockerait » nos souvenirs dans les muscles est plus nuancée qu'on ne le dit, comme je l'explique dans la mémoire du corps.

La tentation de bloquer

Personne en mouvement, la tête légèrement inclinéeQuand le corps tremble, beaucoup de femmes font la même chose : elles bloquent. Elles se contractent, elles retiennent, elles s'excusent presque. Comme si trembler était une faiblesse ou un manque de contrôle.

C'est compréhensible. On nous apprend souvent très tôt à maîtriser les signaux du corps, à ne pas « se laisser aller ».

Pourtant, lutter contre une réaction physique ou émotionnelle a un coût. Les recherches du psychologue James Gross ont montré que retenir l'expression d'une émotion tend à augmenter l'activation du corps plutôt qu'à la calmer. Se crisper pour ne plus trembler ajoute donc de la tension à la tension.

Ce qui aide davantage, c'est de laisser faire, et de revenir à une respiration lente, avec une expiration un peu plus longue que l'inspiration, comme je le décris dans Est-ce que tu respires ?. Souvent, les tremblements s'apaisent d'eux-mêmes.

Vous avez le droit de trembler. Dans la grande majorité des cas liés au stress ou au relâchement, ce n'est pas le signe que quelque chose ne va pas.

Un espace où le corps peut trembler sans avoir à se justifier

C'est une chose de le comprendre. C'en est une autre de le vivre.

En séance, les tremblements ne sont pas un problème à régler. Ils sont accueillis, sans être provoqués ni recherchés. Le cadre est pensé pour que vous n'ayez rien à contrôler ni à réussir. Je peux proposer une main posée, une couverture, un temps pour laisser les choses se poser. Et vous pouvez à tout moment demander une pause.

Pour certaines personnes, c'est l'occasion de découvrir qu'une réaction du corps peut passer sans qu'on ait à la combattre. Si c'est une tension qui se manifeste dans certaines situations sans que vous sachiez pourquoi, la page tensions émotionnelles et corps peut vous parler. Pour un premier contact avec le toucher, sans objectif particulier, le massage bien-être est souvent une bonne porte d'entrée. Pour aller plus loin, l'accompagnement psychocorporel propose un travail sur plusieurs séances.

Ce n'est pas une promesse de transformation. C'est un espace pour apprendre à écouter ce que votre corps fait, plutôt que de passer votre énergie à le faire taire.

Ce que les tremblements disent, simplement

Des tremblements liés au stress ou au relâchement ne sont pas un aveu d'échec. Ils montrent un corps qui réagit, qui s'ajuste, qui redescend. La question n'est pas toujours de savoir comment les faire cesser, mais de leur laisser un peu de place.

Si vous souhaitez vivre cela dans un cadre sécurisant, vous pouvez réserver une séance.