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« Je n’étais pas prête à lâcher prise » : la peur de ce qui pourrait remonter pendant un massage

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Sommaire

Il y a un frein dont on parle peu quand on évoque le massage bien-être. Pas la pudeur, pas le praticien, pas le prix. Quelque chose de plus intérieur.

« J'avais l'impression que ce n'était peut-être pas le bon moment. Que je n'étais peut-être pas prête à lâcher prise. »

Une cliente m'a dit cette phrase après sa première séance. Elle n'avait pas osé la formuler avant, parce qu'elle ne savait pas très bien elle-même ce qu'elle voulait dire par là.

La peur de ce qui pourrait émerger

Le lâcher-prise, ça sonne bien. Dans les descriptions de massages, dans les brochures, dans les conversations entre amies. Mais quand on est seule avec soi-même, avant de réserver, l'idée de vraiment lâcher peut faire peur.

Peur de quoi, exactement ? C'est difficile à nommer. Parfois, c'est la peur de pleurer. De ressentir quelque chose qu'on préfère garder sous contrôle. De craquer, un peu. De ne pas savoir ce qui va se passer quand le corps s'arrête enfin de tenir.

Cette peur est réelle, et plus fréquente qu'on ne le croit. Elle concerne souvent des femmes qui portent beaucoup, depuis longtemps, sans vraiment s'arrêter. Pas parce qu'elles seraient fragiles, mais parce qu'elles ont pris l'habitude de tenir.

Ce qui se passe quand on ne s'arrête plus

Le stress qui dure, les tensions qui s'accumulent, les émotions qu'on n'a pas eu le temps de vivre : tout cela se ressent, dans les épaules, dans la respiration, dans une fatigue diffuse dont on ne sait plus d'où elle vient.

Une cliente m'a décrit son état avant de venir :

« Je n'arrivais plus à me déconnecter. J'étais trop stressée, trop de choses en tête. Je ne ressentais plus les bienfaits d'un massage. »

Elle avait presque renoncé à prendre soin d'elle. Pas par manque d'envie, par difficulté à recevoir. Beaucoup de femmes arrivent à ce point : elles ont perdu le fil de ce que ça fait de se sentir bien dans leur corps. Pas parce qu'il se passe quelque chose de grave, mais parce que le quotidien prend toute la place. Si c'est votre cas, l'article j'ai besoin qu'on s'occupe de moi vous parlera sans doute.

Éviter l'émotion ne la fait pas disparaître

C'est un peu paradoxal : plus on cherche à tenir une émotion à distance, plus elle garde de l'emprise. Les psychologues parlent d'évitement : fuir ce qu'on ressent a tendance à entretenir la peur de le ressentir.

Cela ne veut pas dire qu'il faut « tout lâcher ». Cela veut dire qu'on peut s'autoriser à ce que quelque chose vienne, ou non, dans un cadre où l'on reste libre. Pleurer pendant un massage arrive, c'est normal, et ça passe. J'en parle dans émotions pendant un massage : pourquoi et que faire ?.

Ce que le massage bien-être n'est pas

Ce n'est pas une thérapie. Je ne pose pas de questions intrusives, je n'analyse pas, je ne cherche pas à identifier ce qui se passe. Ce n'est pas mon rôle ici.

Ce que je propose dans un massage bien-être, c'est un espace. Un endroit où le corps peut exister sans être en service, sans enjeu. Un temps où rien n'est demandé.

Ce qui vient, vient. Parfois rien de particulier : juste une détente profonde, une respiration qui se pose. Parfois quelque chose de plus inattendu : des larmes, une émotion, une sensation qu'on ne savait plus avoir.

« Je dirais chamboulée, mais dans le bon sens du terme. Je n'ai pas l'habitude de m'accorder du temps pour me recentrer sur moi. »

Ce chamboulement n'a rien d'un effondrement. C'est souvent simplement la surprise de ressentir à nouveau.

Ce qui permet de se laisser aller

Massage californien de la nuque d'une femme allongéeCe qui aide, ce n'est pas de se préparer mentalement ou de se convaincre. C'est le cadre.

Avant chaque séance, on échange quelques minutes. Je dis comment je travaille, ce que je vais faire, ce qui peut être ajusté. Je rappelle que c'est vous qui décidez de la tenue, des zones et du rythme, et que vous pouvez faire une pause ou arrêter à tout moment, sans avoir à expliquer. Les questions pratiques sont détaillées dans les questions fréquentes sur le massage bien-être.

Quand on sait qu'on ne sera pas surprise, qu'on peut interrompre, qu'on n'a pas à se justifier, la peur de ce qui pourrait émerger perd de son emprise. Pas complètement, pas d'un coup. Mais souvent suffisamment pour commencer.

Et si, une fois allongée, vous n'arrivez pas à lâcher prise, ce n'est pas un échec non plus : j'explique pourquoi dans je n'arrive pas à lâcher prise pendant le massage.

Un repère : si cette peur est très forte, ou si elle est liée à un vécu traumatique, parlez-en d'abord à un psychologue. Des approches ont fait leurs preuves pour le trauma, comme la TCC centrée sur le trauma ou l'EMDR. Et dites-le-moi : on adaptera la séance, ou je vous orienterai.

Quand on veut aller plus loin

Parfois, ce qu'une femme cherche va au-delà d'un moment de détente : elle veut comprendre ce qui se passe dans son corps, explorer quelque chose de précis. C'est alors plutôt l'accompagnement psychocorporel qui correspond. Je détaille la différence dans massage ou accompagnement psychocorporel : que choisir ?.

Si vous vous reconnaissez dans cette hésitation, vous n'avez pas besoin d'être « prête ». Vous pouvez simplement réserver une première séance : nous commencerons par en parler.