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"Je n'étais pas prête à lâcher prise", ce qui retient les femmes avant de franchir le pas

Par geoffrey / 11 août 2026

Il y a un frein dont on parle peu quand on évoque le massage bien-être. Pas la pudeur, pas le praticien, pas le prix. Quelque chose de plus intérieur.

"J'avais l'impression que ce n'était peut-être pas le bon moment. Que je n'étais peut-être pas prête à lâcher prise."

Cette phrase, une cliente me l'a dite après sa première séance. Elle n'avait pas osé la formuler avant, parce qu'elle ne savait pas trop elle-même ce qu'elle voulait dire par là.

La peur de ce qui pourrait émerger

Le lâcher-prise, ça sonne bien. Dans les descriptions de massages, dans les brochures bien-être, dans les conversations entre amies. Mais quand on est seule avec soi-même, avant de réserver, l'idée de vraiment lâcher peut faire peur.

Peur de quoi, exactement ? C'est difficile à nommer. Parfois c'est la peur de pleurer. De ressentir quelque chose qu'on préfère garder sous contrôle. De s'effondrer, un peu. De ne pas savoir ce qui va se passer intérieurement quand le corps s'arrête vraiment de tenir.

Cette peur est réelle. Et elle est plus fréquente qu'on ne le croit.

Ce que j'observe dans ma pratique, c'est que les femmes qui arrivent avec ce frein-là sont souvent celles qui ont le plus besoin de cet espace. Pas parce qu'elles sont fragiles, parce qu'elles portent beaucoup, depuis longtemps, sans jamais vraiment poser.

Ce qui se passe quand on ne s'arrête plus

Le corps enregistre. Les tensions accumulées, le stress chronique, les émotions qu'on n'a pas eu le temps, ou l'espace, de traverser. Tout ça reste quelque part, dans les épaules, dans la respiration, dans cette fatigue diffuse qu'on ne sait plus d'où elle vient.

Une cliente me décrit son état avant de venir : "Je n'arrivais plus à me déconnecter. J'étais trop stressée, trop de choses en tête. Je ne ressentais plus les bienfaits d'un massage." Elle avait presque renoncé à l'idée de prendre soin d'elle. Pas par manque d'envie, par manque de capacité à recevoir.

Ce n'est pas un cas isolé. Beaucoup de femmes arrivent à un point où elles ont perdu le fil de ce que ça fait, de se sentir bien dans son corps. Pas parce qu'il se passe quelque chose de grave, parce que le quotidien prend toute la place.

Ce que le massage bien-être n'est pas

Ce n'est pas une thérapie. Je ne pose pas de questions, je n'analyse pas, je ne cherche pas à identifier ce qui se passe. Ce n'est pas mon rôle ici.

Ce que je propose dans une séance de massage bien-être, c'est un espace. Un endroit où le corps peut exister sans être en service, sans devoir performer, sans enjeu. Un temps suspendu où rien n'est demandé.

Ce qui émerge émerge. Parfois rien de particulier, juste une détente profonde, un corps qui respire mieux. Parfois quelque chose de plus inattendu, des larmes, une émotion, une sensation qu'on ne savait plus avoir.

"Je dirais chamboulée, mais dans le bon sens du terme. Je n'ai pas l'habitude de m'accorder du temps pour me recentrer sur moi."

Le chamboulement dont elle parle, ce n'est pas un effondrement. C'est quelque chose qui se remet en place.

Ce qui permet de se laisser aller

Ce qui aide, ce n'est pas de se préparer mentalement ou de se convaincre. C'est le cadre.

Avant chaque séance, on échange quelques minutes. Je dis comment je travaille, ce que je vais faire, ce qui peut être ajusté. Je rappelle que c'est elle qui décide, de la tenue, des zones, du rythme. Que l'espace lui appartient.

"Le fait de me dire que cet espace m'appartient et que je suis libre d'accueillir mes émotions, mes ressentis, ça change tout."

Quand on sait qu'on ne sera pas surprise, qu'on peut interrompre, qu'on n'a pas à expliquer, la peur de ce qui pourrait émerger perd de son emprise. Pas complètement, pas d'un coup. Mais suffisamment pour commencer.

Quand le massage ne suffit plus

Parfois ce qu'une femme cherche va au-delà d'un espace de détente. Elle veut traverser quelque chose, comprendre ce qui se passe dans son corps, travailler sur un sujet précis.

Dans ce cas, ce n'est plus le massage bien-être qui correspond, c'est l'accompagnement psychocorporel. Une approche différente, avec une posture différente de ma part : plus d'échange, une intention posée, un travail sur la durée.

Les deux peuvent se compléter. Mais ce sont deux espaces distincts, avec des objectifs distincts.

Praticien certifié en Relation d'Aide par le Toucher®
Membre de la FFMBE

Respire. Libère ce que ton corps retient. Reviens à toi.
🤲 Accompagnement psychocorporel
💆‍♀️ Massage bien-être et futures mamans
📍 Flines-lez-Râches — près de Douai, Orchies, Valenciennes

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